Loreleï

Publié le par LaPorteBleue - Danièle Antoniotti

Quand il ne restera plus que notre seule pensée de survivre

Choisiras-tu la solution de l’amour à la mort des pages de tes livres ?

Jamais ouvert ton cœur se lit comme les lignes des maux inavoués

Raconte moi, raconte moi les péchés de ta chairs violentée

De spasmes en sanglots le sang coule de tes yeux asséchés

Regarde toi dans le reflet du lac ou se noient les cygnes empaillés

Narcisse au pervers secret dévoile ta laide beauté

Pour ne découvrir qu’une partie infime de ton corps secret.

Regarde la vérité qui déshabille le spectre de tes  remords

Tu nages dans le placenta de boue de tes enfants morts

Il n’y aura plus de vent car il n’y a jamais eu de pluie dans ton désert

Ensevelie dans ce lit de sable, de pierre et de misère

La pauvre vie du riche envie la richesse du pauvre qui erre

Les guenilles, lambeaux, liens invisibles que tu t'es créés

Comme l’excuse d’un mensonge tu persistes à rester fou et lié

Je ne vois plus rien dans la nuit de tes jours avenirs

Rien que du blanc qui efface peu à peu tous les souvenirs

Tu navigues dans la marge, la spirale de la vie borderline

Et son chant t’attire, te tire, t’aspire et tu rejoins Loreleï

Publié dans Textes... création

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