Mercure au chrome ozone neuf

Publié le par LaPorteBleue - Danièle Antoniotti

L’incertitude est totale dans cette rafale où l’infernal retourne et retourne sans cesse les volutes de fumée sans feu. 

Tu reviens vers moi dans cet enfer chargé d’adrénaline séduit par la libertine mescaline.

De mains en mains, de bras en bras tu embrasses le destin des amours sans faim.

Et le mercure monte à s’en faire péter les boulons là où le berceau en fusion de la confusion des sens cris à tu-tête son besoin de téter le sein de la mer démontée.

Abreuve moi ! abreuve moi et lâche moi afin que je puisse courir à en perdre haleine.

Je serai nue sous le ciel qui s’abat sur mes ailes consumées par l’irradiation de ton mercure

Mercure au Chrome ozone neuf

l’adresse d’un no man’s land

l’adresse d’une agilité sans domicile fixe où la folie l’emporte sur la raison.

Raison folle de ne pas vouloir regarder ce que nous ne voyons plus depuis toujours.

Folle vision de la chaleur qui brûle sans consumer la chair du maître muet.

Et d’un commun accord nous oublierons la terre de nos ancêtres massacrés par les idées imaginaire et l’incompréhension du savoir.

Je veux savoir être ce que je ne serai jamais pour toi…

Une chienne aux chaleurs feintes et aux morsures défuntes.

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