"FRED SHOP" SEQUENCE 7 - projet scénario
Fred et D. boivent une coupe de champagne assis confortablement à l’écart de la scène. Le cabaret à l’ambiance rouge et dorée compte parmi sa clientèle de nombreux touristes qui mitraillent le folklore parisien et les autres.
Fred et D. ont adopté le « tout cuir noir» pour cette soirée.
D. vêtue de son fidèle long manteau y a ajouté un haut moulant sans manche en vinyle et des bottes montant jusqu’à mi-cuisse.
Fred porte le même type de manteau en cuir souple, un jean en cuir d’une coupe impeccable et une chemise de lin noir également dont le col mao est boutonné jusqu’en haut. Il est chaussé d’une vieille paire de botte de moto digne de Marlon Brando dans l’équipée sauvage.
Bien qu’ils soient assez éloignés, ils ne passent pas inaperçus aussi bien par leur look que par leur conversation.
Sur scène Zaza fait son show. Dans son élégante robe longue rouge à paillettes et son maquillage parfait elle provoque un certain trouble car la ressemblance avec feue la Star mondiale est frappante aussi bien physiquement que gestuellement. Accompagnée de danseurs elle effectue une chorégraphie digne de « La Dalida ».
Fond sonore : Besame Mucho (Dalida)
D.
(amusée)
Elle te dévore des yeux Fred
( soupirant)
Je crois qu’elle est foutue …
oh ! oh ! Regarde ! On dirait bien qu’elle vient vers nous.
Fred trempe délicatement ses lèvres dans sa coupe de champagne et d’un ton serein désigne de la tête Zaza.
FRED
Non, je lui ai lancé un de mes regards à la Fred, regarde, elle rebrousse chemin.
D.
(moqueuse)
Ouuha ! Tu m’impressionnes ! Tu sais que c’est vraiment gavant d’être la copine d’un
Sexe symbole comme toi ?
(bombant le torse)
De quoi te plains-tu ma poulette ? Tu as l’honneur d’être la plupart du temps en compagnie du mec le plus désiré et désirable de la planète. Tu devrais plutôt en être fière non ?
D.
Tu parles ! Les nanas comme les mecs me détestent parce qu’ils me jalousent ! Depuis que je te connais - et ça ne date pas d’hier - je n’ai jamais eu autant d’ennemi(e)s figure toi ! C’est une attention de chaque instant.
(Elle se penche vers Fred et lui tapote fermement le torse de son index)
Je fais gaffe lorsque je reçois un colis de peur qu’il soit piégé, assise dans un restau je ne tourne jamais le dos à la porte de peur de recevoir une rafale de mitraillette et dernièrement j’ai engagé un goûteur de plat par crainte d’empoisonnement.
Fred se met à rire à gorge déployée
FRED
Tu me bidonnes ma cochonne ! Remarque… je vais te faire une confidence… moi aussi je suis jaloux quand je vois un superbe mâle te tourner autour.
D.
(Fronçant les sourcils)
Ah ouais ?
Tu m’étonnes ! Un mec qui te préfère à moi ? Mais c’est une véritable torture pour mon ego !
D.
Tu t’crois malin hein ?
Elle boit une gorgée de champagne et tourne la tête pour regarder la scène. Tel que D. est placée Zaza ne peut pas la voir.
D.
Regarde là un peu ta Zaza elle ne perd pas espoir… elle se rapproche mon pote… ton regard persuasif est en baisse coco elle se radine ta copine !
Zaza termine le dernier refrain de sa chanson en y mettant tout le glamour et la gestuelle nécessaires. Elle se dirige doucement et lascivement vers Fred. Elle lui adresse un baiser et souffle dans le creux de sa main pour le lui envoyer.
L’assistance curieuse de connaître l’heureux élu suit du regard la trajectoire du baiser et regarde Fred. Des sifflements et des applaudissements retentissent.
Embarrassé Fred se baisse et fait semblant de chercher quelque chose sous la table.
FRED
Mais putain qu’est-ce qu’elle me fait la blondasse !!!
D. Rit à s’en tenir le ventre.
Comme l’aurait fait Dalida, Zaza salut la foule à plusieurs reprises sous les applaudissements qui pleuvent. Elle se dirige rapidement vers la table de Fred tout en inclinant la tête au passage pour remercier le public qui la félicite.
Arrivée à la table elle constate avec déception que Fred n’est pas seul et fait comme si D. n’était pas là et lui tourne le dos.
Sur scène Zizi Jeanmaire entame « Mon truc en plume » assistée de danseurs.
ZAZA
(à Fred)
Comme je suis contente de te voir et ce soir même ! Tu es bien installé ? Le champagne est assez frais ? Comment tu m’as trouvée sur scène ?
FRED
(tout en sirotant son champagne)
Et je te réponds dans quel ordre ? Et bien impeccable jusqu’à ce que tu me fasses le coup du bisou qui vole, putain franchement…
Zaza saute comme une petite fille en tapant des mains.
D. la regarde médusée.
ZAZA
(Parle à toute vitesse avec excitation)
Oh ! Comme je suis contente ! J’étais sur que cela te plairait et le bisou je n’ai pas pu m’en empêcher ! Tu sais je suis une danseuse professionnelle et…
Fred lui coupe la parole en lui prenant le bras fermement et la fait se retourner pour qu’elle se retrouve face à D.
FRED
(Sec)
Zaza je te présente D. !
Zaza toute joie éteinte et à contrecœur incline la tête vers D. et lui lance un regard désintéressé.
ZAZA
Ah ? Bonsoir
D. lui tend la main souriante.
D.
Bonsoir Madame enchantée !
Zaza ne bouge pas.
D. regarde Fred, se penche vers lui et lui sert une coupe de champagne
D.
(Murmurant à l’oreille))
Qu’est-ce que je te disais ? Toutes jalouses
Zaza la regarde avec dédain et dit d’un ton sec
ZAZA
Le champagne est bon « Ma-dame » ?
FRED
Oups…
D.
(la fulmine du regard)
Excellent ! Surtout lorsque c’est la décalcomanie de Dalida qui arrose !
Mais dites-moi une question me taraude depuis tout à l’heure, vous n’avez pas peur que vos yeux restent définitivement barrés à l’opposé l’un de l’autre à force de loucher comme vous le faites ?
(Rouge de colère)
Dites-donc ! Je vous signale que…
Oh la ! Oh la ! On se calme les gonzesses ! Zaza ?!
ZAZA
(Résignée et le ton adouci)
Ok mon chou comme tu voudras…Mais tu ne pars pas hein ? J’ai terminé d’ici une petite heure on pourrait aller boire un verre après mon dernier passage qu’est-ce que tu en dis ?
Fred regarde Zaza avec insistance comme s’il attendait quelque chose.
Zaza la mine boudeuse et sourire forcé se tourne vers D.
ZAZA
(d’un geste théâtrale se frotte le front et soupire)
Vous aussi bien évidemment… j’vous prie de m’excuser mais ce show est épuisant, il demande un professionnali…
D. affiche un sourire forcé et regarde la scène.
D.
Ok c’est bon, on ne va pas y passer la nuit..
Fred regarde sa montre et fait la grimace.
Ok ! Mais pour le coup à boire une autre fois Zaza on n’a pas mal de trucs à faire demain et il est presque deux heures du ma…
Zaza lui pose la main sur le bras et d’un air suppliant.
ZAZA
Oh ! Allez ! Rien qu’un petit verre et pas longtemps promis !
Voyant le regard de Fred elle retire sa main rapidement de son bras.
Fred questionne D. du regard qui cligne des yeux en signe d’acquiescement.
FRED
Bon ok ! Mais juste un verre et ensuite au lit
ZAZA
(moqueuse)
Si seulement tu disais vrai mon chou !
(Elle tourne la tête vers D. et d’un air déçu)
Mais bon…
(Puis tout sourire regarde Fred à nouveau)
Bien je retourne me pomponner ça va être bientôt mon tour et écoute bien ma chanson je te la dédie, à tout à l’heure !!!
Zaza s’en va joyeuse en sautillant sur ses hauts talons.
Fred se prend la tête dans les mains et souffle.
D.
Et bien mon vieux tu n’es pas sorti d’l’auberge, elle est complètement dingue de toi !
Fred écoute distraitement D. tout en regardant passer un barman dans la vingtaine d’année aux cheveux blond platine tout de blanc vêtu : Tee-shirt moulant sans manche et pantalon très prêt du corps.
FRED
(Soupirant)
C’est lui qui va me briser le cœur avec son équipement…
Le barman a remarqué Fred et lui fait un grand sourire aguicheur. Il passe sa langue où brille un piercing sur ses lèvres.
Fred porte sa coupe de champagne à sa bouche et trinque à son adresse.
FRED
Mhhh...oh ! putain ! Ca c’est du bon !
D.
Hé ! j’suis là ! Tu flirteras plus tard ok ? Sérieusement que penses-tu de ce rendez-vous chez le notaire demain ? Tu crois que Massimo t’as légué ses biens ?
Fred fait un clin d’œil au barman qui repart tout sourire derrière son comptoir.
(De retour à la réalité)
Mouii ? Heu… je ne sais pas… il est vrai que j’étais sa plus proche famille... Il ne roulait pas sur l’or non plus tu sais ?
D.
Non mais tu rigoles Fred ! Et la librairie ? Tu as vu où elle est située ?! En plein cœur des Abbesses ! Es-tu au courant de la côte de l’immobilier dans le coin avec l’arrivée des bobos et l’impact du tourisme ?
FRED
(La tête entre ses mains)
Non… et j’m’en tape, la seule côte qui compte c’est la mienne ! Il ne te tourne pas la tête ce champagne et j’boufferais bien un truc moi !
D. Continue sans faire attention à la question de Fred.
D.
En plus il avait son appartement au-dessus de la boutique. Non je vois bien que tu n’as pas conscience de ce que cela représente .
(D. réfléchit en fronçant les sourcils)
Mais bon… en y réfléchissant bien je trouve que ça serait triste de vendre tout ça, cela représentait tant pour ton oncle… Ses livres, toutes ses antiquités… Moi je pense qu’il aurait aimé que tu reprennes la boutique et…
Fred manque de s’étouffer en buvant son champagne.
FRED
Non mais t’es frappée ?! Tu me vois en libraire-brocanteur le plumeau à la main ?
D.
Mais sois sérieux cinq minutes ! Ton oncle ne vendait pas de la babiole de dépôt-vente et tu le sais très bien ! Les pièces de sa boutique ont de la valeur et pourquoi pas après tout ? Je te vois bien en libraire moi, t’aurais un boulot stable, tu serais ton propre chef et en plus tu aurais Zaza comme fidèle cliente, rien que pour ça « mon chou » je n’hésiterais pas.
C’est ça fous toi de ma gueule ! Il en est hors de question ! De plus les droits de succession doivent coûter la peau du cul et j’arrive au bout de mes éconocroques. Non sans déconner il va falloir que je fasse fissa pour me dégoter du boulot.
D.
T’as plus un rond ?!! Et ta boîte américaine elle ne te donne plus de traductions ?
FRED
Tu parles, en ce moment les amerloques ne vont pas très fort et ils ne me refilent que de la traduc merdique. A la limite de la notice d’électroménager tu vois l’genre ?! Ce type de contrat arrive tout juste à payer le futal que je porte.
D.
Ouais je vois… tout le monde ne peut pas s’offrir comme toi un pantalon en cuir de chez Kenzo ! Pour certains un mois de leur salaire ne leur suffirait même pas pour se payer un de tes slips ! Et puis tais-toi ton discours de bourge m’écœure !
FRED
(en colère)
Primo je ne porte pas de slip ! Deuxio tu ferais bien de l’écraser pétasse car question fringue tu ne vaux guère mieux que moi !
D.
La pétasse t’emmerde déjà d’une ! Moi je préfère la qualité à la quantité, tandis que toi tu cumules les deux ! Et je te signale que je suis locataire d’un petit pavillon délabré à Montreuil je ne suis pas proprio d’un superbe T2 rue du Montcenis moi !
Un silence s’installe. Des gens attablés autour d’eux les regardent d’un air agacé. Sur scène un travesti de forte corpulence déguisé grotesquement en petite fille chante en play-back une chanson de Chantal Goya.
FRED
(murmurant)
Mon appart est situé dans un coin du 18ème très populaire et si ça continue il va falloir que je le vende.
D.
Tu déconnes ? Ce n’est vraiment pas le moment de vendre quoi que ce soit L’immobilier est en baisse vaut mieux attendre que la crise passe !
Fred se penche vers D. et d’un air suspicieux la regarde droit dans les yeux.
FRED
Dis-moi, t’es maquée avec un agent immobilier ma parole !
D. affiche un petit sourire en coin, tourne la tête et ne répond pas.
FRED
(Les yeux écarquillés et haussant le ton)
Quoi ? Tu as un mec ?
Un couple de touriste d’un certain âge assis pas très loin de leur table se retourne en marmonnant, Fred et D. baissent un peu le ton.
D.
(indignée)
Hé ! play-boy de mes deux c’est vexant à la fin ! Pour qui tu me prends ! Je suis hétéro moi et comme les autres femmes je…
FRED
(pouffant et moqueur)
Non D ! Pas comme les autres femmes ! Tu en connais beaucoup toi des gonzesses qui se baladent avec un Smith et Wesson comme si elle trimbalait un Tampax dans leur sac ?!
D.
C’est un fétiche, j’y attache une valeur sentimentale !
FRED
Tu parles ! T’es complètement fêlée c’est tout ! Bon accouche ! T’as un mec ? Depuis quand ? Qui sait ? Où il crèche ?
D.
Tu me les brises avec tes questions…
(Regardant dans le vague)
En fait… c’est le hasard… j’ai visité pas mal d’appartements ces derniers temps et à chaque fois c’était le même type qui faisait les visites, voilà c’est tout.
FRED
Ouais c’est ça ! donc en langage plus clair tu t’es fait tringlée plusieurs fois par le même mec et qui plus est un agent immobilier.
D.
(Petit sourire aux lèvres)
Version moins poétique mais néanmoins traduction est bonne.
Fred se frotte le visage et boit sa coupe de champagne d’un trait.
(Nerveux)
Oh putain Ça ne me plait pas ! Mais pas du tout alors !
Le couple se retourne à nouveau et cette fois-ci avec un air franchement agacé. Fred lève sa coupe de champagne et trinque vers eux. Ils haussent les épaules et d’un air mécontent se retournent à nouveau vers la scène.
D.
(Dédaigneuse)
Tu suintes le rital macho ! Pour peaufiner ta panoplie il ne te manque plus qu’une chaîne et la gourmette en or ma parole !
Fred tourne la tête et fait semblant d’être intéressé par ce qu’il se passe sur la scène.
(sec)
Laisse tomber D.
(Étonnée)
Non mais je rêve ! Tu es jaloux ?!
N’importe quoi ! Ce qui me troue l’cul c’est que tu ne m’en as rien dit c’est tout ! Et puis ce qui me fait triper totalement c’est ce genre là !
Fred désigne de la tête le barman au piercing derrière le bar. Ce dernier ne cesse pas de regarder Fred.
Fred lui adresse un grand sourire tout en faisant glisser doucement sa main vers son bas ventre qu’il caresse lentement puis subitement enserre avec poigne son entre-jambe. Le Barman se mord les lèvres en le regardant.
D.
(excédée)
Non mais j’hallucine !
Ayant vu la scène, le couple de touriste âgé attablé non loin d’eux se lève précipitamment et fuit à la recherche d’une autre table.
Fred les regarde partir et sourit.
FRED
Tu n’trouve pas que la vieille ressemble au chien de Mme Hernandez ma concierge ?
D.
Tu es d’un vulgaire ! Tu crois que ce bel éphèbe accepterait de se faire attacher comme un salami et porter un collier de chien ?
FRED
(Indigné)
Oh ! Quelle piètre définition du Bondage vraiment ! Venant de toi cela m’attriste ! c’est un art martial figures-toi empreint d’une spiritualité telle que tu… Le bondage je le pratique avec raffinement, c’est de l’art tu saisis ? !
(Fred lui adresse un regard hautain)
Je te signale que j’ai été l’élève d’un maître Nippon pendant de nombreuses années. Le Shibari demande des connaissances et une maîtrise que…
D
Bon lâche-moi ! Tu te prends pour Wikipédia ?
FRED
(ironique)
Tu me fais bien rire ! t’as chopé Alzheimer on dirait ?! Je te rappelle que pour le maniement du fouet tu ne donnes pas ta part au chien !
D.
(Ton moqueur)
Je te le concède Fred, cela m’arrive.
(Elle se penche vers lui et sur un ton provocateur)
Et c’est pour cela mon cher que lorsque je tiens un bon coup qui ne rechigne pas à la tâche je ne le lâche pas comme ça !
FRED
Ah ! Je vois ! Le refourgueur d’apparts aime les parties de jambe en l’air musclées et les fessées en prime ! Et bien c’est du propre, je regarderai les agences immobilières d’un autre œil dorénavant !
D.
(Tout en buvant sa coupe et regardant la scène)
Et je ne te le présenterai pas car tu risquerais de lui faire du gringue, il est hyper mignon en plus !
FRED
Ça dure depuis combien de temps cette sauterie.
D.
C’est mes oignons !
Fred continue à la fixer d’un air mécontent.
D.
Tu veux le savoir hein ? 3 fois tac-tac et du costaud ! Je te signale que je ne suis pas mariée avec toi !
Fred se penche vers elle et lui tapote la tête gentiment.
FRED
(Ton suave)
Fiancés… n’oublie pas que nous sommes fiancés depuis ce matin ma chérie. Maître Lebras en est témoin.
Le serveur entre-temps s’est approché de leur table avec une nouvelle bouteille de champagne. Il se colle à Fred et le dévore des yeux.
LE SERVEUR
(Voix efféminée fixant Fred)
Votre coupe est vide voulez- vous que je vous la remplisse ?
Fred tout sourire s’apprête à répondre lorsque D. claque des doigts. Le barman tourne la tête vers elle surpris.
D.
Du champagne ? Avec plaisir jeune homme ! Mon futur époux adore le champagne n’est ce pas mon chéri ? Figurez-vous que nous fêtons nos fiançailles aujourd’hui !
Le Serveur décontenancé regarde Fred.
LE SERVEUR
Mais…
FRED
(soupirant et remuant la tête)
Non mais ne l’écout…
D. Caresse la joue de Fred et se rapproche. Fred se recule vivement et regarde le serveur gêné.
D.
(cajolante)
Mon amour… embrasse moi, je suis si heureuse.
Le serveur bouche bée verse le champagne nerveusement dans la coupe de Fred la faisant largement déborder puis s’en retourne en marmonnant.
Fred se lève précipitamment pour éviter que le champagne ne coule sur son pantalon.
FRED
(serrant le dent de mécontentement)
Merde t’es conne ! Contente de toi hein ?!
D.
Oui mon chéri, j’en suis toute humide de plaisir…
FRED
Et bien fais pas une flaque ! en attendant je sors en griller une !
Fred se lève passe devant le bar. Le serveur en train de secouer un cocktail s’arrête net fusille Fred du regard et lui tourne le dos.
Fred souffle exaspéré, sort son paquet de cigarette de sa poche et se dirige vers la sortie.
FRED
Et fait chier !
Au même moment Zaza entre en scène dans une nouvelle robe mais de même couleur. Elle entonne directement le refrain de Gigi l’amoroso, la foule chante avec elle tout en applaudissant en cadence.
Zaza lance un regard vers la table de Fred et D.
D. la regarde en buvant son champagne et lui adresse un petit signe de la main en souriant.
Zaza fronce les sourcils et détourne la tête mécontente de constater que Fred n’est pas là.